Une dérive globale. (F3 Original)
Le concept de Diqiupankù implique un aspect fondamental de l’évolution de l’humanité. Avant toute action d’organisation des tissus humains, avant celle de leur assigner une fonction, il faut que tous soient alimentés à la juste mesure de leurs besoins fondamentaux.
Avant de tenter de nourrir les esprits, il faut nourrir les corps qui les soutiennent : “ventre affamé n’a pas d’âme”. Puis naissent les Nations qui ont un esprit et une âme. Alors elles peuvent avoir une fonction dans le système global.
Un aspect majeur concerne l’Occident :
Que l’on parle des Hébreux, de la cour des Pharaons, des Atlantes, des Phéniciens, des Etrusques, tous viennent d’Asie. Il semble des Indes, qui serait la “patrie” des Phéniciens, à leur tour souche des Atlantes et des Etrusques.
C’est à travers les Phéniciens, les Atlantes, les Etrusques que l’on décèle un ordre commercial qui correspond sous sa forme primitive à l’objectif de mondialisation actuel. Lequel peut se voir comme une extension planétaire de l’Union Jack. Or ces Sociétés s’effondrent, alors que ce système commercial devrait correspondre aux besoins fondamentaux d’un Diqiupankù.
Mais le système s’appuyait sur un concept de citadelle retranchée à partir de laquelle on gérait l’espace environnant et tentait de l’étendre sans fin. Le système commercial progressait pour le bénéfice exclusif de la citadelle et devait servir les objectifs méconnus de son élite. On nourrissait un corps, mais pour le bénéfice de quelques cellules qui appartenaient à un corps qui se comportait comme un corps étranger.
Il est probable que la cité de Troie fut concernée par la même erreur et disparut pour cela. Il est probable que l’expédition militaire des Grecs contre les Atlantes est de même motivation profonde que la Guerre de Troie. Les Grecs sont les inventeurs de la Démocratie qui est à l’opposé du système Phénicien.
Après chaque remise à plat du modèle véhiculé par le Phénicien, une souche sauvée reconstruit, mais en transformant le modèle dont elle venait. Ainsi, la branche troyenne d’Enée, implantée dans un milieu méditerranéen de facture hellénistique, se trouve à faire par la force des choses, ce qui n’avait jamais été fait auparavant. Création de l’Ordre Romain par stimulation et pilotage de l’humus indigène qui apporta ses solutions. L’Antiquité prit la voie de la création des fondations pour qu’un système démocratique global puisse naître sur Terre.
Tout cela ne s’est pas fait à travers des individualités qui connaissaient et appliquaient un plan secret. Mais par des individualités qui fonctionnaient au plus près d’un plan suivi par la Nature, Gaïa doit-on dire, laquelle appuyait ses “champions”. Et les échecs cruels tiennent lieu de directives : chute de Troie, Contrainte Mongole, chute de Byzance, le Nazisme également, etc. De grands moments qui bouleversent tout pour remodeler suivant des normes qui sont toujours les mêmes : celles d’un plan directeur de l’évolution de l’humanité.
Tenter de bien cerner ce plan, c’est anticiper l’arrivée d’un effondrement de Civilisation. Il vient toujours de la violation des normes du plan : “Nul n’est sensé ignorer la Loi” , mais la loi de la nature qui nous a fait et non de celle artificielle des humains qui gouvernent pour l’ego de leurs besoins. Cette prise de conscience est elle-même dans les normes de ce plan : c’est acquérir l’intelligence globale du “Quo Vadis”. Ce n’est plus “veni, vidi, vinci”, c’est je sens un danger, je dois impérativement aller voir, comprendre coûte que coûte, puis faire pour ne pas sombrer. Il y a toujours un saut dans l’inconnu vers lequel on va, afin de préparer une bonne réception ou un changement de direction. Et un long combat contre l’inertie de tous, les trahisons aussi : “Moïse dans le désert du Sinaï”, ou plus simplement “Jules César” et bien d’autres.Les gestionnaires de l’invisible.
Pour le futur d’un Diqiupankù toutes les souches ne peuvent être armées pour la même fonction. Mais toutes doivent pouvoir jouer n’importe quel rôle. Comme les cellules du corps humain elles ont une fonction privilégiée par inhibition des autres. Une réactivation de fonction, assez rapide au niveau d’une cellule, demande un minimum de trois générations au niveau de l’humain. Pratiquement deux mille ans au niveau d’une Nation et un minimum d’effort d’un bon demi siècle : en gros couvrir trois générations.
Si un Septime Sévère, de souche juive, put devenir Empereur Romain, c’est après un délai qui a permis de réactiver des fonctions toujours actives chez le Romain, mais inhibées chez le Juif, par stratégie de l’évolution formatrice de Diqiupankù. Le Juif a un rôle, le Romain en a un autre, tout tissu aux caractères définis en a un. Lorsqu’il y a carence d’un prototype, la nature met un certain temps pour le former à partir d’un autre, en réactivant des fonctions inhibées.
Le “chacun et chaque chose à sa place...”, implique un principe fondamental : ne jamais mettre à un poste qui n’a pas été préparé pour ce poste. Qui a été préparé par des tiers qui n’ont pas une approche globale des choses. Le “y-a-qu’à faire “ est bien connu !
C’est ce que dois finir par comprendre toute intelligence globale pour gérer le visible et l’invisible. Savoir quand il faut le faire et comment le faire : définir le quintilien de cette action, puis la faire réaliser ! Les moyens de réalisation existent toujours dès lors que l’action est dans le programme de l’évolution. Gaïa fournit l’énergie. Elle reste invisible à qui ne fonctionne pas avec une intelligence globale.
Un Peuple Roi, un peuple civilisateur, sait qu’il doit d’une population faire une Nation. Puis se retirer et stimuler de loin la recherche, la fixation de sa fonction. Les Nations, après cette longue formation en arrivent à pouvoir jouer un rôle, une fonction. Celle où, au cours de l’histoire, elles ont acquis une expertise utile à tous. Mon plan de formation de l’Europe de 1965, prévoyait que chaque Nation européenne abrite un Ministère majeur. Tous liés à un Gouvernement siégeant à Bruxelles, capitale de coordination.
Le problème français.
La chute d’un système de société est toujours conséquente d’une attitude qui se retrouve dans tout système qui chutera. Le phénomène cannibalisme intellectuel de Caïn, n’est pas une cause mais un effet de cette attitude. Elle touche l’intellect entré dans l’ordre de l’intelligence qui est avant tout l’ordre du bon traitement de l’information reçue. Quel que soit le moyen dont l’information a été reçue.
Cette attitude se résume à une action : aller chercher et prendre chez autrui ce que l’on n’a pas, non parce que cela est vital à nos droits de vivre, mais parce que cela est vital à notre renommée, à notre apparence, au qu’en dira-t-on ! Il nous faut paraître au-dessus des autres. Depuis 1789 s’est développée l’idée que du passé il faut faire table rase. On ne doit rien au passé, on a tout fait par soi-même : les autres nous ont empêché ou nous ont pris.
L’esprit français formé par les Romain aurait dû devenir le promoteur de l’Ordre Quintilien et sentir tout ce qui allait vers cette voie, il en est devenu le fossoyeur. Et s’est complu dans l’Ordre du Chaos qui vient du culte du Vide.
L’âme de la France, première fille de l’église chrétienne, aurait dû sentir que la pauvreté du monde devenait le problème majeur à résoudre. Le revenu français et les fastes de son train de vie, les efforts qu’il fait pour le maintenir avant toutes choses, le positionnent dans une direction inverse.
Avancer l’idée que la “Civilisation” des Celtes est la source de la Civilisation romaine qui se serait parée de leurs dépouilles, s’effondre avec mon action. Mais donnons leur raison : alors l’heure est venue pour la France de faire ce que firent les Romains avec Constantin Ier : donner à l’Occident l’Eglise dont il avait besoin. Commencer le travail de moine bâtisseur ayant fait voeux de frugalité, voire de pauvreté.
“Fluctuat nec mergitur”. Qui ne peut sombrer ne peut être candidat à la succession Romaine qui ne redoute pas de sombrer pour mieux renaître, de “reculer pour mieux sauter” ? À forcer les choses on ne peut que toujours surnager en laissant périr les autres, on bascule obligatoirement dans l’ordre de Caïn
En partant en Afrique, pour y finir mes jours, j’ai donné l’exemple convivial de ce que chaque français et occidental doit faire et sera obligé de faire de par le monde. Mais cela a également le sens du départ de Constantin Ier pour l’Asie mineure. Et si l’on peut réécrire l’histoire, le souvenir cuisant de la solution passée n’est pas oublié et revient petit à petit à la surface.
L’Histoire va forcer la France dans une direction diamétralement opposée à la précédente. Toute intelligence globale, qui se sent responsable de l’évolution globale de l’humanité, tente de faire d’une action qui sera forcée, une action qui sera acceptée comme d’un travail utile à tous et in fine, au très long terme, utile à soi-même.
Cette action conduite à terme pour la France, le résultat se présentant comme négatif, se pose le problème : que peut-il arriver globalement si la France devenait une Civilisation morte ?
Une Organisation nouvelle en route.
Les Romains n’abandonnèrent le Pouvoir qu’après s’être assurés que les greffons de deux nouveaux pouvoirs de relais avaient pris et bien pris : le Christianisme et les Francs. Aujourd’hui le pas en avant se traduit par l’Ordre Quintilien par tous et pour tous.
Les travaux que j’ai adressé en Chine avaient un objectif majeur au long terme : lui rappeler que regarder et copier la technologie Occidentale c’est oublier l’humus chinois qui porte en lui toutes les richesses du futur. Il ne demande qu’à se développer. Par cela les maux que connaît la Chine opèrent en confirmation et annoncent un changement global de politique pour en éviter la répétition.
Et la politique chinoise comprend, là où l’américaine ne comprend toujours pas, parce que sa haute technologie a détruit l’intelligence de l’âme.
Dans ces vastes mouvements de l’Histoire entrent en jeu des civilisations qui couvrent plus de six milles ans de faits coordonnés et réels. Elles s’opposent de plus en plus à celles occidentales dont les plus anciennes ont à peine quinze siècles d’autonomie.
Lorsque l’Ordre Quintilien sera au monde actuel ce qu’aurait dû devenir le Christianisme, quelle position pour La Société qui par son attitude envers l’inventeur et promoteur de cet ordre s’est fermé la porte principale ? Quelle histoire pour la Nation qui supporte cette Société sans imposer ce que de Droit et de ses Règles juridiques et morales ?
Dans ce cas, la disparition morale de cette société passera inaperçue : on regardera de moins en moins ce fanal qui devient une vessie qui peux donner la route du naufrage.
Mais également l’Ordre des Pantins.
Dans ce monde de déjà demain, l’individu qui émergera sera le Pantin qui au lieu de passer son temps à vanter et laisser vanter son génie de la danse, aura su répondre à la question fondamentale : quelle est la logique qui tend et détend les ficelles qui me font danser. Puis ayant compris cette logique, à son tour saura exploiter les tensions pour gérer l’invisible qui croyait l’exploiter. Alors celui-là pénétrera l’espace des Dieux de l’Olympe.
Ce n’est que l’aboutissement de l’humain devenu Homme, selon Rudyard Kipling, qui n’a pas sombré par l’accumulation des épreuves surmontées : il commence à voir les énergies invisibles et s’exerce à les exploiter.