Mutation RUSSE.
La fin du système soviétique est un cas d’école d’une mutation forcée, pour un système qui ne pouvait plus évoluer.
Les faits de l’après guerre 39-45 ont forcé un déséquilibre au niveau des strates E, P, J, C, S. La strate J (applications de défenses militaires) affaiblissait les autres, en absorbant le gros des énergies. Les autres restaient figées en des solutions inadaptées aux changements du monde.
Comme il en est lors de toute mue, une période de flottement a duré suffisamment pour mettre en évidence un processus qui pouvait conduire à un dépeçage des divers tissus. C’est la tentative de la main mise des prédateurs sur les richesses minières du territoire russe, qui se serait vu comme amputé.
Si le mécanisme a été éventé par les Russes, et ils ont su y mettre un terme, il est bon de voir sa méthode. Ce mécanisme vaut pour les Chinois que je mis en garde dès les années 80, et pour toute Nation en passe de mutation.
Sur cette planète, il n’existe à priori aucun tissu défavorisé dans le partage des richesses. Il ne sait pas ou ne peut les repérer et les mettre en valeur. Et il peut être pressé d’aller chercher ailleurs les solutions de mise en valeur, se perdant dans un terrain défavorable pour lui. Les meilleures solutions sont toujours locales et doivent naître de l’adaptation de l’humain à son biotope. Ce qu’il produit et qui est vraiment du lieu, peut s’améliorer et arriver à un niveau qui rendra sa marchandise utile à d’autres. En cela les échanges économiques s’équilibrent par distribution de produits complémentaires. L’exemple le plus parfait est celui du corps humain : chaque tissu produit ce qu’il doit produire et cela sert à tous. L’Humanité n’est qu’un vaste corps en construction où les tissus se mettent en place et se fonctionnalisent. Citons le cas de la Suède qui sait exploiter ses forêts, et que ne fait-on pas avec le Bois, alors que ses possibilités sont à peine explorées...
Donc “chacun et chaque chose à sa place et une place pour chaque chose” peut se traduire maintenant par “chacun ou chaque chose a sa place et il existe une place pour chaque chose”. Un aspect du génie civilisateur est de savoir appliquer cela en tout domaine. La dérive vient toujours d’une non-application de ce principe :
1- On fuit son territoire pour diverses raisons.
2- On va chercher ailleurs ce que l’on refuse de réaliser à partir de ses moyens. Manque de pugnacité, de ténacité, de frugalité !
Il se forme alors le thème bien connu du : “ nous n’avons pas les compétences requises, il faut aller les chercher ailleurs, il faut avoir quelque chose à offrir en échange, il serait bon de donner une partie des richesses à exploiter pour acquérir l’art de l’exploitation du reste.” C’est ainsi qu’une Nation prépare elle-même son dépeçage. Et pour appuyer le thème on peut vendre ou spolier des intelligences, éliminer qui s’y oppose. [C’est ce qui m’est arrivé en France depuis 1952. Mais nul n’a pensé qu’une première tâche était de mettre en évidence ce vaste scénario.]
Mais faisant cela on contrevient au programme d’évolution de toutes choses sur Terre, et les redressements deviennent de plus en plus sévères.
La Russie s’est reprise, bien des rêves d’hégémonie en Occident vont s’éteindre.
L’objectif n’est plus de se développer en choses futiles, mais de rétablir l’équilibre des échanges de toutes choses afin que tous les tissus, toutes les régions soient correctement alimentés et puissent chercher les solutions locales qui deviendront profitables à tout le système terrestre. Et l’énergie ne doit servir qu’à cela.
18 novembre 2003, Luc